Les Trois Grâces - Rubens 1636 - musée du Prado, Madrid
Commentaire de Gérard Apfeldorfer, Psychiatre et psychothérapeute, spécialiste des troubles du comportement alimentaire :
"Nous sommes là face à une situation de dissonance cognitive, plutôt
perturbante, dans laquelle nous interprétons une même réalité avec deux grilles de décodage différentes. En définitive, nos déesses sont-elles belles, ou bien laides ? On pourrait disserter sur
le côté relatif de la beauté, sur le fait que ces dames sont belles en Flandre au XVIIe siècle, et laides à Paris au XXIe. Mais ce que je voudrais surtout faire remarquer, c’est que si, lorsque
nous y regardons à deux fois, nous les trouvons belles en dépit de nos propres stéréotypes, c’est parce que nos trois Grâces nous y forcent. Assurées de leur beauté, elles font en sorte que nous
les voyons comme elles se voient."
Commentaire de Carlus, chercheur en critères de séduction, spécialiste des troubles liés aux comportements amoureux foireux
Ben...euuhhh...comment dire? j'ai lu quelque part que ce sont les femmes elles-même qui ont inventé, au cours du siècle dernier (dans le monde de la mode et des journaux féminins, notamment) le mythe de l'asperge suédoise (grande, mince, blonde) et qui l'ont imposé comme canon de beauté.
D'ailleurs, les femmes qui se plaignent aujourd'hui de cette situation, dénoncent plus volontiers "la société" que les hommes ! Ce qui est la preuve que nous n'y sommes (pour une fois!) pour rien !