Samedi 5 décembre 2009 6 05 12 2009 19:21

Parfois il suffit d'un tout petit détail pour que tout foire... un tout petit détail... un chat, par exemple...!


Et pourtant, J'aime les chats! J'aime la grâce de leur démarche, la légèreté de leurs bonds, leurs grands yeux curieux et candides, leur façon d'être à la fois calme et toujours aux aguets. Mais hélas, tout ça , de loin, il ne faut pas qu'ils me touchent ! Pas que les chats d'ailleurs, je n'aime pas toucher les poils et les plumes d'animaux, en général. Ce n'est pas allergique à proprement parler mais ça me crispe ! Il faudra que j'évoque ça aussi avec le psy que je ne manquerai pas de consulter un jour ou l'autre. 


Avec Cynthia, j'avais eu l'honneur d'être présenté à Princesse dès nos échanges web-cam ! Oui, elle tchatait avec sa chatte sur ses genoux, lui demandait régulièrement son avis et me faisait part de ses réactions au cours de nos échanges ! C'était une façon de me dire des choses avec humour, je pense ! Voire !

Tout a commencé à se compliquer le jour où elle m'a invité à passer le week-end chez elle. Enfin, le week-end...! avez-vous remarqué que les week-end de certains pères divorcés commencent le samedi après-midi pour se terminer le dimanche après-midi ? Mais pas grave ! Elle avait une nuit et une grasse matinée sans enfants et tous les deux, nous entendions bien en profiter !

Elle n'avait pas ses enfants, certes... mais elle avait Princesse !


Samedi après-midi, un petit tour au musée pour admirer une exposition d'Archiboldi, (histoire de se cultiver un peu et de bien se convaincre réciproquement qu' il n'y a pas que le cul dans la vie) et on arrive pour diner chez elle. Elle me fait faire un tour rapide du propriétaire puis m'installe sur le canapé pendant qu'elle va dans la cuisine, ouverte sur salon, préparer l'apéro.

Après avoir pris mes aises, alors que je suis en train d'observer les formes de Cynthia penchée en train de chercher quelque chose dans le bas du frigo, je vois soudainement une silhouette apparaitre dans un coin du salon. C'est Princesse qui arrive, la démarche prudente, le regard fixé sur moi, se demandant manifestement ce que je fous là! 

Cynthia se retourne et lui dit :

"Ah te voilà, ma Princesse ! tu connais déjà Carlus, je crois, pas besoin de faire les présentations !"

puis tourne le dos pour passer le bac à glaçons sous le robinet. 

Princesse continue à avancer lentement vers moi, s'arrêtant net à chaque fois que je fais le plus petit mouvement, le regard toujours fixé sur moi.

Je continue à parler à Cynthia sans quitter Princesse du regard, pour le cas où elle me bondirait dessus, on ne sait jamais ! Je ne sais pas pourquoi, elle n'a pas l'air d'apprécier ma présence

Cyntia devine peut-être un léger malaise et jette un coup d'oeil dans le salon.

- "Mais ne fais pas ta timide, enfin, Princesse ! C'est le monsieur que tu as vu sur l'écran de l'ordinateur l'autre jour... mais si, souviens toi...!" puis retourne à ses devoirs d'hôte.


Arrivée à l'autre extrémité du canapé, Princesse fait un petit bond (très gracieux !) et s'y installe, recroquevillée sur elle-même. C'est bon ! il y a bien... quoi ? un mètre cinquante qui nous sépare, tout va bien ! 

Mais le temps que j'évalue la distance, Princesse a changé d'avis. Elle se redresse et s'avance lentement vers moi. Arrivée à côté de moi, elle vient se frotter la tête et le flanc doucement sur mon bras, enfin... sur mon pull, jusque là ça va ! Cynthia est toujours en train de me parler, le dos tourné, et je n'ose pas lui dire de rappeller sa chatte.

Après avoir vérifié l'absence d'hostilité de ma part, et m'avoir marqué comme faisant partie de son territoire, la chatte s'installe tranquillement sur mes genoux, sa queue autour de son corps, les yeux mi-clos. Je vais pour me lever afin de l'obliger à dégager mais, évidemment, Cynthia arrive avec son plateau dans les mains juste à ce moment-là.

"Oh tu vas vu ? elle t'a déjà adopté !"

Oui, j'avais vu ! Le problème est que moi je ne l'ai pas adopté !

Elle dépose le plateau sur la table du salon, vient s'asseoir à côté de moi, me caresse la nuque d'une main et Princesse de l'autre main. Comme pour l'encourager à rester sur moi.

Je me sens mal à l'aise, il faut que je lui dise que je n'aime pas beaucoup avoir le cul d'une chatte, aussi propre soit-il, collé à mon pantalon. Mais en même temps je n'ai pas envie non plus de gâcher une nuit d'amour par une maladresse. C'est qu'elle ont l'air d'être bonnes copines, ces deux-là ! Je lui dis : 

"oui , c'est curieux, d'habitude, entre les chats et moi , le courant ne passe pas trop"

Elle me répond :

" Aaahh mais là, c'est différent ! c'est qu'elle a senti le mâââle ! Hein ma coquine, que tu fais ta câline avec Carlus, hein, dis moi ?"

Mon malaise augmente de cinq degrés sur l'échelle du stress ! J'ai une sainte horreur de l'humour zoophile, même bon enfant, comme c'est le cas, là!


Merde, merde, il faut que je prenne sur moi ! surtout, ne pas tout gâcher, là, juste en début de soirée!

Bon, Ok , va pour l'humour zoophile! Je lui dis :

"Mais...il y a un gros malentendu, là ! je pensais que c'était avec toi que j'allais passer la nuit !"

Elle me gratifie de son beau sourire et se penche sur moi pour m'embrasser, juste au dessus du dos de Princesse toujours impassible sur mes cuisses. 

" mais c'est bien avec moi, monsieur ! et je ne suis pas prête à partager ! je suis très jalouse" 

Bon, la bonne nouvelle, c'est qu'avec Cynthia c'est bien parti ! La mauvaise, c'est qu'il faut que cette chatte dégage, j'en ai marre ! Je lui dis :

" attends, je vais faire le service"

et je me lève sans attendre sa réponse. Elle prend sa chatte sur elle et la caresse. Je lui sers un verre et, sous prétexte d'admirer la déco du salon, je prends de la distance pendant un moment, histoire de me décrisper un peu.


Au bout d'un moment, je retourne m'asseoir à côté d'elle et aussitôt Princesse se lève et s'installe à nouveau sur moi. Avec bien entendu la bénédiction de sa maîtresse. Je réagis en me penchant pour embrasser Cynthia et, en passant ma cuisse opposée sur la sienne, je force Princesse à aller ailleurs voir si j'y suis. Après un long baiser, je lui murmure à l'oreille :

" mais dis moi, tu ne m'as pas encore fait visiter ta chambe, il me semble...!"

Elle me répond 

"C'est là, juste devant toi" en me montrant la mezzanine.

Ah merde ! évidemment pas de porte à la chambre ! quelque chose me dit que mon week-end de rêve va être plus compliqué que prévu !

Et de fait, ce fut compliqué ! Alors que nous étions dans sa chambre en train d'échanger quelques baisers allongés sur le lit, Princesse nous rendit visite deux fois. A chaque fois, elle lui dit gentiment 

" Allez ouste, Princesse, va t-en, il n'y a rien à voir pour toi ici "

mais Princesse s'en foutait, évidemment ! Ce qui l'obligea à deux reprises à quitter mes bras pour aller la prendre et descendre l'escalier pour la déposer dans le salon. La troisième fois j'étais à moitié allongé sur elle, sous la couette lorsque je sentis un poids s'affaisser sur mes cuisses ! 

Là, c'en était trop ! Je perdis mon self-contrôle :

" ah non, merde, là je ne peux pas, vraiment désolé, mais je ne peux pas.."

Cynthia parut un peu surprise mais n'avait manifestement pas, elle non plus, envie de gâcher la soirée. Elle me dit

" attends, calme-toi, je vais la mettre dans la chambre des enfants" !

Cette petite concession d'amour me remit dans d'excellentes dispositions et je pus enfin me déshabiller sans crainte que mes bijoux de famille soit la cible d'une jalousie féline. 


Hélas, le problème n'était pas réglé pour autant ! Princesse, enfermée dans la chambre des enfants, et se mit à gratter à la porte et à miauler de désespoir. Et ce fut alors au tour de Cynthia d'être déconcentrée et d'avoir peu d'entrain aux caresses. Elle interrompit dix fois nos étreintes pour crier à l'adresse de sa chatte : "arrête de faire ta capricieuse, ma Princesse... Princesse, ca suffit, ce n'est pas la peine d'insister, je ne t'ouvrirai pas la porte". De quoi refroidir le plus empressé des amants ! 


Au bout d'un moment, ayant bien compris que Princesse ne céderait pas, et que ma belle ne serait pas détendue tant que sa copine serait enfermée, je décidai de faire contre mauvaise fortune bon coeur et lui demandai moi-même de libérer Princesse.

Il était de toute façon clair pour nous deux que la soirée coquine était foutue !


Par Carlus - Publié dans : C'est la vie - Communauté : Intime et décalé
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 12 2009 07:36


En surfant sur le net, je tombe sur un article de Libération.fr consacré à une enquête sur les comportements sexuels des français et des françaises d'aujourd'hui.
Parmi de nombreuses informations très intéressantes, celle-ci :
Les femmes déclarent pour leur part plus de partenaires qu'autrefois (en moyenne 4,4 en 2006), mais toujours moins que les hommes (11,6, chiffre stable depuis 1970).
Information qui me plonge dans un abîme de réflexions que je voudrais vous faire partager.

Ma première réaction à la lecture de cette petite phrase est : "ils ont OSÉ la poser, cette question, les salauds !!!"
Moi, toutes les femmes à qui j'ai posé la question m'ont traité de goujat ! Vous savez, vous êtes amoureux d'une femme depuis peu. Elle se vante elle-même "d'avoir déjà vécu". Au début, on n'y pense pas, ca n'a aucune importance et puis... et puis un jour on se pose la question, forcément ! C'est humain !
- Dis moi... quand tu dis que tu "as vécu" , ca veut dire quoi précisément ?
- C'est quoi, ta question...? c'est le mot "VÉCU" que tu ne comprends pas ? C'est le participe passé du verbe VIVRE...
- Non, arrête, je suis sérieux! je veux dire par là : c'est à partir de combien de mecs qu'on emploie l'expression "avoir vécu"?
- Aaaaah c'est ça la question ! eh bien c'est vraiment n'importe quoi !!! permet moi de te dire que d'une part, je trouve extrêmement GOUJAT de ta part de me poser cette question ! c'est indigne de toi ! je suis vraiment déçue ! vraiment !
- Et d'autre part... ?
- ET d'autre part, je ne répondrai à cette question qu'en présence de mon avocat! Et comme il plutôt beau mec, ca risque d'en faire un de plus !


La seconde réflexion qui me vient à l'esprit est qu'il n'est pas possible mathématiquement, comme le signalent les auteurs du sondage eux-mêmes, que le nombre de partenaires soit différent entre les hommes et les femmes, dès lors que la population est composée pour moitié-moitié d'hommes et de femmes et dès lors qu'il s'agit de MOYENNE.
Mes amis (et amies!) qui n'ont pas l'esprit mathématique pensent que, s'il y a dissymétrie, si un petit nombre d'hommes a eu beaucoup de partenaires, ça peut faire grimper le chiffre des hommes et à l'inverse si un grand nombre de femmes en a eu peu... Stop ! c'est faux ! Il est mathématiquement impossible que sur l'ensemble de la population française la moyenne des hommes soit différente de celle des femmes.

Alors ? Qui ment dans l'histoire ? Vantards les hommes ou pudiques les femmes? La personne chargée de l'enquête nous donne une explication :
"Les femmes ne comptent pas de la même manière que les hommes, commente Nathalie Bajos. Elles ne retiennent pas ceux qu'elles ne considèrent pas comme valorisants, par exemple ceux d'un soir. Alors que les hommes comptent tout."
Très juste , comme explication ! Mon expérience personnelle et les confidences d'amies confirment cette analyse : pour les hommes, la notion de "partenaires" englobe  TOUTES les femmes avec qui ils ont couché alors que  pour les femmes la notion  n'englobe que les relations sérieuses.


Mais alors... réfléchissons un peu ! Il devient très facile de calculer le nombre de "relations d'un soir" que les femmes ont eu, en moyenne. Il suffit de prendre le chiffre des hommes (11,6 qui s'applique forcément aux femmes, je vous le rappelle) et d'y retrancher le chiffre donné par les femmes qui ne concernent que les relations disons "sérieuses ou valorisantes" (4,4).
Ainsi, mes amis, nous savons que les femmes ont couché en moyenne 7,2 fois (11,6 moins 4,4) avec des partenaires d'un soir ! UN TIERS de relations sérieuses et DEUX TIERS de coups furtifs!!!
Pas mal, avouez mes amis, pour des personnes qui , pour beaucoup d'entre elles au moins, nous affirment avec aplomb "moi je suis incapable de faire l'amour sans être amoureuse et patati et patata..." !


La troisième question qui se pose à moi à la lecture de cette enquête porte sur mes performances.
A la première lecture, je me suis dit : "11 partenaires en moyenne pour les hommes ? j'ai fait bien mieux que cela" et je me suis pris à rêver que j'étais un séducteur bien plus performant que le moyenne de mes congénères.
Mais en relisant le sondage, je me rend compte que l'enquête ne porte pas seulement sur ma tranche d'âge à moi mais sur TOUTES LES TRANCHES D'ÂGE ! en fait sur les personnes de 18 à 69 ans ! et là ca change tout ! Car évidemment, un jeune de 18 ans n'a pas normalement eu 11 partenaires, et pour arriver à la moyenne de 11 toutes tranches d'âge confondues, il a fallu que les gens de mon âge déclarent beaucoup plus , le double ou le triple au moins ! Et là, je me retrouve noyé dans la masse !

Sans compter que si les femmes de 40/50 ans continuent à déclarer 4 partenaires alors que les hommes de la même génération en déclarent 25, cela veut dire que le nombre de "relations d'un soir" de celles-ci devient beaucoup plus élevé, de l'ordre de .... non, j'arrête !

Oui, j'arrête ! Font chier, ces sondages à la con ! de toute façon, c'est bien connu, les chiffres, on leur fait dire ce qu'on veut ! Et les sondeurs se trompent tout le temps, c'est bien connu !


Par Carlus - Publié dans : Les poncifs - Communauté : Intime et décalé
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 11 2009 15:55

Alors tant que la grippe AH1N1 n'avait pas fait de morts, on faisait passer à la télé UN (un seul !) professeur de médecine au nom connu pour nous dire que c'était une grippette et qu'on avait dépensé trop d'argent pour le vaccin, ce qui, dans l'état actuel des finances de la France était un véritable scandale ; on trouvait quantité de gens sur les blogs nous expliquer que c'était un combine pour enrichir les labos, que c'était une manoeuvre pour détourner les gens des vrais problèmes. 

Tant que l'épidémie ne nous avait pas directement touché, les journalistes pour parler de la necessité (ou pas !) de se faire vacciner invitaient toujours des représentants des deux camps : pro et anti vaccin ! Les arguments de n'importe quel connard anti-vaccin (anti TOUS vaccins) valaient autant que les arguments des 8000 spécialistes mondiaux de l'OMS, valaient autant que l'avis des milliers de gens compétents chargés de la santé publique en France, en Europe et dans le monde.

Tant que le nombre de morts restait faible en France, il se trouvait des journalistes pour nous dire avec fierté que les français représentaient une "exception" médicale dans le monde en se moquant des américains et des anglais prenant d'assaut depuis longtemps les centres de vaccination chez eux. 

Tant que le virus n'avait pas encore muté vers des formes plus graves, on interrogeait UN (un seul !) médecin de campagne qui nous expliquait qu'il n'avait encore tranché sur la question de savoir s'il allait conseiller à ses patients de se faire vacciner ou non, qu'il se donnait le temps de la réflexion !

Et puis voilà ! l'épidémie nous touche ! Elle commence à faire de nombreux morts, elle commence à muter vers des formes plus graves, comme prévu ! 

Alors ?

Alors mobilisation générale dans la classe journalistique ! On n'invite plus les anti-vaccin ! le professeur Debré est persona non-gratta ! les médecins de campagne récalcitrants sont priés de garder pour eux leurs réflexions débiles !

Désormais, la parole est à ceux qui trouvent que le gouvernement ne va assez vite dans le programme de vaccination, à ceux qui affirment qu'on n'a pas commandé assez de vaccins et ceci pour de vulgaires considérations financieres, aux médecins qui trouvent qu'on ne les associe pas assez au programme de vaccination, aux mères et aux pères de famille qui sont mécontents de faire la queue plusieurs heures devant les centres de vaccination pour se faire administrer, à eux et à leurs enfants, ce foutu vaccin !



Par Carlus - Publié dans : Pauvre de nous - Communauté : Intime et décalé
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  • : Carlus
  • carlus
  • : Homme
  • : Proxima du Centaure
  • : Je suis à l'origine de la guerre des gaules, j'ai créé les Rolling Stones et Deep Purple, j'ai coaché Proust et c'est moi qui ai poussé Arnold Schwarzenegger à se présenter au poste de gouverneur de Californie.

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