Vendredi 30 juillet 2010 5 30 /07 /2010 18:50


Si ça se trouve, ça doit être beaucoup plus facile qu’on ne le croit ! Tu pars un jour, sans pincement au coeur, sans te dire "aujourd’hui je commence une nouvelle vie". Tu pars du principe que tu prends un peu de vacances à la différence près que tu ne sais pas très bien où tu vas, ni si tu reviendras un jour. Enfin… il vaut mieux prendre quelques précautions, quand même : tu donnes ta dèm au boss, tu dis à tes enfants que tu es en formation à l’autre bout de la France et tu écris aux impôts pour leur dire que tu appartiens désormais à la grande famille des gens du voyage et que tu ne manqueras pas de leur donner de tes nouvelles dès que tu te seras fixé quelque part. Il faut être réglo avec les impôts, ils sont capables de t’emmerder. Ya qu’à voir comment ils font avec cette pauvre Madame Béttencourt !

 
Dans les romans, quand tu fais ça, je veux dire quand tu pars sans but précis (en général après une grosse peine de coeur mais pas seulement : quelque fois c’est parce que tu fais l’hypothèse que la terre est ronde) il t’arrive toujours quelque chose d'extraordinaire. Non seulement, les impôts ne vident pas ton compte pour se servir en "acomptes", non seulement les enfants ne te harcèlent pas pour savoir où tu es, non seulement les collègues ne t’appellent pas pour savoir où tu as rangé le dossier TrucMuche, mais en plus il t’arrive des choses merveilleuses : tu trouves l’amour sous le soleil de Toscane ou tu arrives à l’autre bout du monde et tu deviens le conseiller du Kubilaï Khan ou tu te perds dans la jungle et tu partages pendant 15 ans la vie d’une tribu vivant encore à l’âge de la pierre taillée, jusqu’à ce qu’un jour une expédition te découvre par hasard. "Mister Carlus, I presume ? "

Il faut que je parte rencontrer l'Aventure ! Dans cette vieille France avachie sur elle-même, il ne m’arrive jamais rien. J’ai déjà fait Toulouse-Paris en voiture sans tomber sur une seule auto-stoppeuse ! Oui mais... que va-t-il se passer ? J’ai l’impression que je pourrais aller habiter à Palerme ou à Florence pendant deux ans sans rencontrer un seul ami intéressant, sans vivre la plus petite aventure amoureuse avec une italienne, sans avoir la moindre aventure croustillante à raconter.


Poussons plus loin alors : je vais loin, très loin en Nouvelle-Calédonie et je m’installe là-bas ! Après trois mois à errer dans les rues à la recherche d’un regard, d’un sourire, je décide de prendre sur moi et je vais en boîte de nuit. Je déteste les boîtes mais avec un peu de chance, au bar, on peut se faire des amis. Oui, je me fais des amis : des expatriés médiocres, toujours en bermuda et bustes nus, vaguement racistes, pour qui l'aventure consiste à vendre des maillots de bain sur les plages aux touristes et à les mettre en garde contre "l’hypocrisie" des kanaks. 


Alors, je repars et je vais en Afrique : manque de bol, à peine débarqué, j’attrape la malaria et je passe six mois entre hôpital et maison de repos. C’est pas glorieux, la malaria ! tu passes ton temps aux chiottes avec une diarrhée interminable entrecoupée de vomissements ! y a rien à raconter sauf si ton interlocuteur aime les histoires scatologiques. Il y aurait des choses à raconter sur l'hygiène des hôpitaux aussi, mais bon, je ne veux pas tomber dans les vieux clichés de toubabs pleins de certitude...

Mais je ne me laisse pas décourager : je repars cette fois en Amérique latine. Là ce sont les moustiques locaux qui me foutent la "dengue hémorragique". A l’hôpital, on découvre en plus que j’ai la chaude-pisse. "C’est pas possible, Docteur ! la seule relation que j'ai eu depuis que j'ai quitté la France remonte à plus d’un an ! C’était sur le port d’Abidjan et son oncle m’a assuré qu’elle était vierge."
A l’hôpital de Bogota, je tombe amoureux de l’infirmière qui s’est occupée de moi et je vais vivre chez elle dans une favéla à soixante kilomètres de la ville. Elle est très corpulente et un peu autoritaire mais c’est une femme admirable : elle élève seule ses neuf enfants sans aucune aide de la part de leurs six pères. En tant qu’étranger, je n’ai pas le droit de travailler, alors je m’occupe des enfants pendant la journée et je nettoie un peu la maison pour la soulager. 

Voilà, ca fait bientôt quinze ans et je ne regrette rien...! Enfin, si... peut-être un peu l'absence d'eau potable et les longues files d'attente au dispensaire ! mais il faut savoir ce qu'on veut : loin du confort bourgeois de la vieille Europe, je me sens à certains moments en phase avec moi-même. 

L’aventure, il n’y a que ça de vrai pour se sentir vivant.

 

Par Carlus - Publié dans : Pauvre de nous - Communauté : Ricanons
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Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /2010 19:03

Pour faire la promotion de ma production poétique et théâtrale, je préfère laisser la parole à quelques critiques littéraires. C’est leur boulot après tout !

"A mi-chemin entre la légèreté Shakespearienne des Songes d’une nuit d’été et la satire de moeurs d’un Molière contemporain, l’oeuvre théâtrale de Carlus nous ramène aux lointaines origines de la tragédie grecque avec comme seule différence que les héros tragiques se cachent derrière le masque souriant."

Le courrier de l'UNESCO ( numéro spécial " les géants de la littérature mondiale" juin 2013 traduit en 152 langues)

"Tristan et Iseult et la chanson de Roland revus et corrigés par La comedia dell’arte et écrit par un immense poète qui a d’ores et déjà sa place réservée au panthéon de la littérature mondiale."
(Théâtre d’aujourd’hui in numéro hors série juin 2016: " Hommes de théâtre : Carlus, Shakespeare, Sophocle")

"On ne sort pas indemne du théâtre de Carlus. Plus rien ne sera comme avant. La révolution copernicienne qu’il a provoquée dans l’écriture théâtrale fait qu’il y aura désormais un avant- et un après-Carlus."
(Carrère d’Encausse, Secrétaire perpétuelle de l’Académie Française)

"Don Quichotte raconté par Bernard Tapie, Shakespeare revu et corrigé par Frédéric Lefebvre… Les situations les plus quotidiennes prennent sous sa plume leur sens le plus caché, loin des babillages bon enfant de l’intelligentsia contemporaine."
(Frédéric Beigbeder - Lire Carlus et mourir in "Voici" n° 332 juin 2015 page 26)

 

 

Quelques extraits de l'oeuvre poétique: 

 

- La bague au doigt  le romantisme à l'état brut

 

- Ma main   hommage à un organe viril trop souvent négligé

 

- Amour et rancoeur  l'amour c'est ça aussi...

 

- Juste une nuit   pour commencer...?

 

 

 Quelques extraits de l'oeuvre theâtrale : 

 

- L'infidélité féminine   il ne faut pas se tromper

 

- un rêve post-mortem  Vadim, Carlus et les autres

 

- le coeur a sa logique... que la logique ignore

 

- Ulysse revient   et les problèmes aussi !

 

 

 

 

Par Carlus - Publié dans : Humour - Communauté : Ecriture Ludique
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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /2010 17:36

En période estivale, il est traditionnel de recycler les vieilles émissions, de faire des best-off ou des florilèges (quel joli mot pour dire la même chose que best-off, au fond...!) .

Bon, ben voilà , j'ai décidé d'en faire de même ! Et en commençant par les articles ayant trait à ma vie sentimentale , histoire de donner à mes biographes du matériau pour leurs recherches et d'autre part de prouver qu'on peut parler de ces choses-là avec beaucoup de tendresse et de virilité à la fois. Comment ça vous en doutez ? lisez ou relisez, vous verrez bien !  

 

Alors, c'est l'histoire d'un mec... qui donne son  premier baiser 

 

Ensuite, grand moment dans la vie d'un homme, il "le fait" pour  la première fois

 

Après cela, il vit parfois des histoires un peu tristes, d'autres fois des aventures un peu plus marrantes.  

 

Ensuite, quand arrive le moment de perpétuer l'espèce, il rencontre celle qui devient sa femme 

 

Mais quinze après, patatras ! Ils se séparent et décident de divorcer !  Il faut dire qu'il y avait  dans les parages des maîtresses et des amants,  ce qui perturbe beaucoup la vie d'un couple.

 

Après  séparation et nouvelle vie de célibataire, il y a des bouts de chemin qui durent un peu, d'autres beaucoup moins, d'autres qui laissent un souvenir doux-amer

 

Et puis, il y a la rencontre avec "la garce", un prototype de femme que tous les hommes ont croisé un jour ou l'autre, pour leur plus grand malheur ou bonheur, on ne saurait dire.  

 

Dans une vie de célibataire, il y a des ruptures, des coups de blues, de l'incompréhension, du burlesque !

 

Sans compter les malentendus,  les histoires qui se soldent par de mémorables  fiascos avant même d'avoir commencé,  et les  râteaux que tout homme digne de ce nom se doit d'avoir pris (de temps en temps, point trop n'en faut !)

 

Il y a des sourires qui vous font rêver,  des bilans d'étapes, des réflexions sur la middle life crisis et les  femmes de 50 ans.

 

Bref, c'est l'histoire d'un mec  normal, tu vois, un peu con, un peu lourd parfois, mais qui aime la vie, les gens, les femmes, ses amis... un mec normal , quoi !

 

 

Par Carlus - Publié dans : C'est la vie - Communauté : Ecriture Ludique
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